Mastercard prévoit une croissance robuste du PIB de 3,6 % au Moyen-Orient et en Afrique en 2026

Cette croissance est principalement alimentée par des réformes structurelles agressives, des investissements budgétaires ciblés et une accélération significative de la transformation numérique qui aident la région à naviguer dans un paysage de fragmentation mondiale croissante.

Cette croissance est principalement alimentée par des réformes structurelles agressives, des investissements budgétaires ciblés et une accélération significative de la transformation numérique qui aident la région à naviguer dans un paysage de fragmentation mondiale croissante.

L'Institut d'économie Mastercard (IEDM) a publié ses Perspectives économiques 2026, projetant une trajectoire de croissance résiliente et favorable pour le Moyen-Orient et l'Afrique (MEA). Alors que la croissance du PIB réel mondial devrait se modérer à 3,1 %, la région MENA devrait dépasser cette moyenne avec une expansion de 3,6 % sur un an. Cette croissance est principalement alimentée par des réformes structurelles agressives, des investissements budgétaires ciblés et une accélération significative de la transformation numérique qui aident la région à naviguer dans un paysage de fragmentation mondiale croissante.

Une caractéristique déterminante de ces perspectives est la transition rapide de la région vers les infrastructures de haute technologie et l’intelligence artificielle. Selon le nouvel Indice d'enthousiasme pour l'IA de l'IEDM, le Moyen-Orient dépasse la phase d'expérimentation vers une intégration opérationnelle approfondie. Ce changement est plus visible dans le secteur de la construction, où les projets liés à la technologie, tels que les centres de données et les unités de fabrication électronique, représentent désormais plus de 20 % de la construction non résidentielle totale, contre seulement 2,3 % il y a dix ans. Des stratégies telles que la Vision 2030 de l'Arabie saoudite et la Stratégie nationale des Émirats arabes unis pour l'IA sont citées comme des catalyseurs clés qui soutiendront la croissance non pétrolière et la diversification économique à long terme.

Pour l’Afrique, les perspectives 2026 mettent l’accent sur un bond massif en matière d’inclusion numérique et de résilience des consommateurs. Mastercard a étendu son réseau d'acceptation à travers le continent de 45 % en 2025, jetant ainsi les bases d'un marché des paiements numériques qui devrait atteindre 1 500 milliards de dollars d'ici 2030. Les dépenses de consommation sur les principaux marchés devraient rester robustes, avec des augmentations prévues de 6 % au Nigeria, de 4 % au Kenya et de 3,4 % au Maroc. Cette poussée crée un environnement fertile pour les petites et moyennes entreprises (PME), qui utilisent de plus en plus les outils numériques pour rationaliser leurs opérations et rivaliser dans les services à haute valeur traditionnellement dominés par les grandes entreprises.

Malgré ces vents favorables, le rapport reste prudent quant aux risques persistants. Khatija Haque, économiste en chef pour la région EEMEA à l'IEDM, a noté que même si l'assouplissement des conditions financières et la baisse des taux d'intérêt aux États-Unis bénéficieront aux exportateurs de pétrole et stimuleront la demande immobilière et touristique, la région reste confrontée à des menaces liées aux tensions géopolitiques et aux défis liés au climat. En outre, une divergence dans la dynamique de l’inflation demeure ; alors que l’inflation dans les pays du CCG devrait se maintenir à 2 %, les économies importatrices de pétrole pourraient être confrontées à une désinflation plus lente, autour de 6,7 % en moyenne, ce qui pourrait continuer à exercer une pression sur le pouvoir d’achat des ménages.