Cette évolution a été saluée par les défenseurs de l’inclusion numérique, notamment l’Alliance pour un Internet abordable, comme un exemple pratique de la manière dont la réforme politique et la conception du marché peuvent réduire les coûts d’accès.
Cette évolution a été saluée par les défenseurs de l’inclusion numérique, notamment l’Alliance pour un Internet abordable, comme un exemple pratique de la manière dont la réforme politique et la conception du marché peuvent réduire les coûts d’accès.
Les efforts déployés par l'Afrique pour développer un accès Internet abordable continuent d'attirer l'attention du monde entier, en particulier de la part des organisations internationales qui s'efforcent de réduire la fracture numérique. L'un des succès récents les plus remarquables a été obtenu au Kenya, où le coût de la connexion des écoles à Internet a fortement diminué, renforçant ainsi la position du pays en tant que leader numérique régional.
Giga, une initiative mondiale soutenue par l'UNICEF et l'Union internationale des télécommunications (UIT) et axé sur la connexion des écoles à Internet, a rapporté que le Kenya avait réduit les prix de la connectivité scolaire d'environ 60 pour cent. Cette évolution a été saluée par les défenseurs de l’inclusion numérique, notamment l’Alliance pour un Internet abordable, comme un exemple pratique de la manière dont la réforme politique et la conception du marché peuvent réduire les coûts d’accès.
Cette réduction a été obtenue grâce à l'utilisation du réseau national de fibre optique du Kenya et à l'introduction d'une plus grande concurrence entre les fournisseurs de services. En encourageant les accords à long terme avec les fournisseurs locaux et en établissant des normes techniques et de service claires, le gouvernement a créé un cadre permettant aux prestataires de fournir des services plus fiables à des prix inférieurs. Ces premiers résultats ont contribué à renforcer la confiance entre les partenaires du secteur public, permettant à l'initiative de s'étendre à l'échelle nationale avec le soutien technique et en matière d'approvisionnement de Giga.
Un élément clé de l'approche du Kenya a consisté à garantir que les gains d'accessibilité financière soient répercutés sur les utilisateurs plutôt que absorbés sous forme de bénéfices plus élevés. Ce problème a été résolu grâce à des mesures de protection telles que des niveaux de service standardisés, des exigences basées sur les performances et une concurrence continue entre plusieurs fournisseurs. Au lieu de contrats exclusifs, les fournisseurs doivent continuer à rivaliser par le biais de processus d’appels d’offres répétés, contribuant ainsi à contrôler les prix au fil du temps.
En conséquence, les coûts mensuels d’Internet pour les écoles kenyanes sont passés d’environ 110 à 120 dollars américains à environ 45 dollars. Cette amélioration a renforcé la durabilité des services éducatifs numériques et libéré des ressources qui peuvent être redirigées vers d'autres priorités au sein du système éducatif.
Les progrès du Kenya ont également relancé les discussions sur la manière dont d'autres pays africains peuvent reproduire des résultats similaires. La leçon centrale qui ressort de cette expérience est l’importance pour les gouvernements de regrouper la demande, d’obtenir des financements pour soutenir leurs engagements et de mettre en œuvre des processus d’achats groupés alignés sur des normes de service claires. Lorsque ces conditions sont réunies, les fournisseurs de réseaux sont plus à même de planifier leurs investissements en toute confiance.
Malgré ces progrès, les experts préviennent que l’accessibilité financière peut encore être compromise par des défis structurels plus vastes, notamment des infrastructures limitées, des coûts énergétiques élevés, des environnements fiscaux et réglementaires restrictifs et des interruptions de services. Des progrès durables dépendent donc d’une surveillance politique et d’investissements continus au-delà des déploiements initiaux de connectivité.
Mesurer le succès nécessite également de regarder au-delà du déploiement des infrastructures. Les analystes soulignent la nécessité de suivre l’adoption à long terme par les ménages, en particulier parmi les ménages à faible revenu, ruraux et dirigés par des femmes, afin de garantir que la connectivité ne se fait pas au détriment des besoins essentiels tels que la nourriture, l’énergie ou l’éducation. L’attention portée à l’abordabilité des appareils, aux compétences numériques et à leur utilisation significative reste essentielle pour lutter contre l’exclusion du dernier kilomètre.
Dans l'ensemble, l'expérience du Kenya est de plus en plus considérée comme un progrès pertinent à l'échelle mondiale qui démontre ce qui est possible lorsque le leadership gouvernemental, les achats intelligents et les marchés compétitifs s'alignent. Même si des défis subsistent, le modèle offre une voie pratique pour étendre une connectivité abordable à travers l’Afrique et renforcer l’inclusion numérique à grande échelle.