Le Gabon fait progresser la souveraineté numérique avec de nouvelles lois sur les paiements numériques et l’archivage électronique

L'initiative vise à réduire la dépendance aux liquidités, à améliorer la transparence des transactions et à élargir l'accès aux services financiers, en particulier pour les acteurs de l'économie informelle du Gabon, qui représente une part substantielle de l'activité économique du pays.

L'initiative vise à réduire la dépendance aux liquidités, à améliorer la transparence des transactions et à élargir l'accès aux services financiers, en particulier pour les acteurs de l'économie informelle du Gabon, qui représente une part substantielle de l'activité économique du pays.

Le Gabon prend des mesures significatives pour renforcer son économie numérique et ses efforts de modernisation de l'État suite à la présentation de deux ordonnances clés sur la transformation numérique devant le Sénat par le ministre de l'Économie numérique, de la Digitalisation et de l'Innovation. Marc-Alexandre Doumba.

Lors des audiences du 16 juin 2026, le ministre a défendu deux ordonnances adoptées plus tôt cette année qui fixent les bases juridiques des paiements numériques et de l'archivage électronique dans le pays, soutenant les ambitions plus larges du Gabon en matière de souveraineté numérique.

La première mesure, l'ordonnance n°0002/PR/2026 relative aux paiements numériques, a été présentée devant la commission sénatoriale des finances, du budget et des comptes économiques. La législation établit un cadre juridique pour la transition progressive des recettes et des dépenses du gouvernement vers des canaux de paiement numériques traçables.

L'initiative vise à réduire la dépendance aux espèces, à améliorer la transparence des transactions et à élargir l'accès aux services financiers, en particulier pour les acteurs de l'économie informelle du Gabon, qui représente une part substantielle de l'activité économique du pays.

S'adressant aux sénateurs, le ministre Doumba a souligné le large impact de la législation.

« Ce texte ne concerne pas seulement les banques ou les grandes entreprises. Il concerne le commerçant du quartier, le retraité, le boursier, le citoyen qui paie ses factures. C'est l'infrastructure de la vie économique quotidienne, celle qui pousse tous les opérateurs vers l'économie numérique. »

Mark-Alexandre Doumba, Ministre de l'Économie numérique, de la Digitalisation et de l'Innovation, Gabon

Le ministre s'est ensuite présenté devant la commission des affaires culturelles, sociales et de la communication pour présenter l'ordonnance n° 0003/PR/2026 relative à l'archivage électronique.

La législation établit des règles régissant la préservation, l'authenticité et la validité juridique des documents numériques à mesure que les services publics se déplacent de plus en plus en ligne. Il crée également un cadre réglementaire pour les prestataires de services autorisés à exploiter des systèmes d'archivage électronique.

Les discussions avec les sénateurs ont porté sur plusieurs questions clés, notamment les exigences en matière de cybersécurité, le coût de la transition numérique pour les administrations publiques et les délais de mise en œuvre.

Selon le ministère de l'Économie numérique, les deux ordonnances forment un cadre complémentaire pour la stratégie de transformation numérique du Gabon. Alors que les systèmes de paiement numérique facilitent les transactions sécurisées et traçables, l'archivage électronique garantit que les enregistrements et les preuves de ces transactions sont préservés et protégés.

Ensemble, ces mesures visent à renforcer la gouvernance, à améliorer l'efficacité administrative et à fournir l'infrastructure juridique nécessaire à la gestion d'une économie de plus en plus numérique.

Ces initiatives s’inscrivent également dans le cadre d’efforts plus larges déployés à travers l’Afrique pour accélérer l’inclusion numérique, moderniser les services publics et renforcer le contrôle de l’État sur les infrastructures numériques critiques et les systèmes de gestion des données.