L'ampleur de l'opérateur en matière d'argent mobile est particulièrement frappante. Avec une part de marché de 89,1 pour cent dans un segment qui compte désormais 53,4 millions d'abonnements actifs et un taux de pénétration de 100,1 pour cent, l'infrastructure de M-Pesa continue de fonctionner comme un service financier de facto pour le pays.
L'ampleur de l'opérateur en matière d'argent mobile est particulièrement frappante. Avec une part de marché de 89,1 pour cent dans un segment qui compte désormais 53,4 millions d'abonnements actifs et un taux de pénétration de 100,1 pour cent, l'infrastructure de M-Pesa continue de fonctionner comme un service financier de facto pour le pays.
Les dernières données du secteur des télécommunications au Kenya ont souligné l'importance de Safaricom PLC position de point d'ancrage incontesté de l'économie numérique du pays, tout en révélant simultanément l'empreinte précoce mais notable de Starlink Internet Services Kenya sur le marché du haut débit fixe. Ce jumelage illustre deux histoires très différentes en matière de connectivité sur le marché des TIC le plus avancé d'Afrique de l'Est.
Les chiffres de Safaricom laissent peu de place au débat
Selon le rapport sur les statistiques sectorielles du troisième trimestre de l'Autorité des communications du Kenya pour l'exercice 2025/2026, couvrant la période janvier-mars 2026, Safaricom détenait une part de 68,9 pour cent des abonnements SIM mobiles, 62,7 pour cent des abonnements haut débit mobile et 89,1 pour cent des abonnements argent mobile au cours de la période. En termes absolus, l'opérateur représentait 57,9 millions des 84,1 millions d'abonnements mobiles actifs au Kenya et générait 64,9 pour cent de tout le trafic vocal mobile national et 93,9 pour cent de tout le trafic SMS national.
Du côté de l'Internet fixe, Safaricom était en tête du marché avec 941 501 abonnements, soit une part de 35,4 pour cent, soit près du double de celle de son concurrent le plus proche, Jamii Telecommunications Ltd, qui détenait 19,5 pour cent.
L’ampleur de l’opérateur en matière d’argent mobile est particulièrement frappante. Avec une part de marché de 89,1 pour cent dans un segment qui compte désormais 53,4 millions d'abonnements actifs et un taux de pénétration de 100,1 pour cent, l'infrastructure de M-Pesa continue de fonctionner comme un service financier de facto pour le pays.
Starlink entre dans le top dix de l'Internet fixe au Kenya
Dans ce contexte de domination bien ancrée, l'apparition de Starlink Internet Services Kenya parmi les dix plus grands fournisseurs d'accès Internet fixe du pays par abonnement est un signal à noter. Le rapport CA place Starlink au huitième rang, avec 24 999 abonnements et une part de marché de 0,9 % en mars 2026.
Si ce chiffre peut paraître modeste en termes absolus, il intervient dans un contexte qui lui donne un poids plus important. Les abonnements par satellite ont enregistré la croissance technologique la plus rapide dans le segment de l'Internet fixe au cours du trimestre, en hausse de 11,4 pour cent, une tendance que le CA a directement attribuée à l'adoption accrue des services par satellite en orbite terrestre basse. La bande passante internationale totale disponible au Kenya a également augmenté de 16,4 pour cent pour atteindre 28 130 Gbit/s au cours de la même période, reflétant une expansion plus large des infrastructures à laquelle les services LEO contribuent de plus en plus.
La proposition de Starlink cible une géographie différente de celle des fournisseurs dépendants de la fibre. Là où Safaricom, Jamii et Wananchi Group concentrent leur infrastructure Internet fixe dans les corridors urbains et périurbains, la connectivité par satellite atteint les utilisateurs ruraux et éloignés pour lesquels l'infrastructure terrestre du dernier kilomètre reste économiquement ou logistiquement non viable. En ce sens, Starlink et Safaricom ne sont pas directement en concurrence, du moins pas encore.
Vue d’ensemble : un marché en expansion aux deux extrémités
Les abonnements globaux aux données fixes et à l'Internet au Kenya ont augmenté de 7,9 pour cent pour atteindre 2,66 millions au cours du trimestre, les abonnements à la fibre optique atteignant 1,47 million et les abonnements sans fil terrestres à 950 317. La bande de vitesse de 10 à 30 Mbps est restée le niveau le plus souscrit, reflétant le seuil d'accessibilité et de fiabilité qu'occupent actuellement la plupart des consommateurs kenyans.
La consommation du haut débit mobile a atteint 800 milliards de Go pour le trimestre, en hausse de 6,0 %, avec des utilisateurs 5G en moyenne de 53,5 Go par mois, soit plus de trois fois la moyenne globale de 15,1 Go. La pénétration des smartphones a continué d'augmenter, avec 50,2 millions d'appareils connectés aux réseaux kenyans, contre 28,5 millions de téléphones multifonctions.
Les données présentent un marché où l'avantage d'échelle de Safaricom s'accroît chaque trimestre, tandis que de nouveaux entrants comme Starlink se taillent des positions dans des segments mal desservis que l'infrastructure historique n'a pas encore atteint. La question de savoir si cette dynamique complémentaire se maintiendra à mesure que la couverture LEO s'étendra et que les coûts des appareils diminueront encore reste l'une des questions les plus importantes pour l'économie numérique du Kenya à l'horizon 2027.