L’initiative s’aligne sur les directives visant à renforcer le soutien aux startups en tant que moteur du développement économique.
L’initiative s’aligne sur les directives visant à renforcer le soutien aux startups en tant que moteur du développement économique.
Le gouvernement égyptien a officiellement lancé la « Charte égyptienne des startups », marquant un changement majeur dans l'approche du pays en matière de soutien aux startups, aux entrepreneurs et aux innovateurs. La Charte est le résultat de plus d'un an de consultations impliquant 15 entités nationales et plus de 250 représentants de la communauté des startups, du secteur du capital-risque et des conseils parlementaires, sous la direction du Groupe ministériel pour l'entrepreneuriat.
L'événement de lancement a eu lieu parallèlement au 13e sommet annuel RiseUp pour les startups, en présence du Premier ministre Dr Mostafa Madbouly, du Dr Rania Al-Mashat, ministre de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale et présidente du groupe ministériel pour l'entrepreneuriat, ainsi que d'autres responsables gouvernementaux et parties prenantes de l'écosystème. L’initiative s’aligne sur les directives visant à renforcer le soutien aux startups en tant que moteur du développement économique.
Feuille de route stratégique pour la croissance
La Charte définit une feuille de route sur cinq ans visant à renforcer l'écosystème de l'entrepreneuriat, permettant jusqu'à 5 000 startups et contribuant à la création d'environ 500 000 emplois directs et indirects. Il vise à parvenir à une croissance économique durable basée sur la compétitivité, la connaissance et l'innovation, tout en accélérant l'expansion des startups sur les marchés internationaux et en encourageant les investissements en capital-risque.
Une étape clé est la publication de la première définition officiellement approuvée des startups en Égypte, les décrivant comme des entreprises nouvellement créées caractérisées par une croissance rapide, une flexibilité et une innovation. Ce classement permet aux startups éligibles de bénéficier d'incitations et de mesures de facilitation via une certification officielle.
Mobilisation du financement et des investissements
La Charte introduit une initiative de financement unifiée conçue pour coordonner les ressources de financement du gouvernement et activer les garanties financières et les mécanismes de co-investissement. L’objectif est de mobiliser 1 milliard de dollars de financement de démarrage sur cinq ans, en mobilisant des ressources publiques ainsi que du capital-risque et des investissements du secteur privé. Un programme dédié d’autonomisation à grande échelle aidera également les startups à forte croissance à attirer des investissements internationaux majeurs, à poursuivre des introductions en bourse ou des sorties stratégiques, et à se développer aux niveaux régional et mondial, dans le but de favoriser les entreprises milliardaires.
Améliorer l'environnement des affaires
Pour rationaliser les opérations des startups, la Charte comprend un guide de démarrage unifié couvrant tous les services gouvernementaux, permis, licences, frais et procédures. Cette mesure vise à réduire la complexité réglementaire, à améliorer la conformité et à accélérer l’entrée et la croissance sur le marché. Des réformes structurelles sont également prévues pour améliorer le climat des affaires à court et moyen terme, notamment en facilitant les procédures fiscales, en facilitant les processus de liquidation et de sortie et en révisant la réglementation sectorielle.
Gouvernance et surveillance
Un observatoire des politiques d'entrepreneuriat sera créé pour collecter et analyser les données, suivre la mise en œuvre et mesurer les progrès. L'Observatoire publiera des rapports périodiques et inclura la participation de la communauté des entrepreneurs, ainsi que d'un Conseil des aînés pour assurer la surveillance et l'amélioration continue des politiques.
Les responsables ont souligné que la Charte est un cadre pratique et évolutif plutôt qu'un document statique, conçu pour s'adapter aux évolutions technologiques et aux besoins du marché. En coordonnant les politiques, en élargissant le financement et en améliorant la clarté de la réglementation, l’Égypte vise à positionner les startups comme un pilier central de la croissance économique nationale, de l’innovation et de la création d’emplois.