Le Libéria met en garde contre le duopole des télécommunications, fait pression pour de nouveaux entrants sur le marché

Cette double stratégie d'introduction de nouveaux acteurs et de revitaliser les entités existantes vise à briser le duopole et à garantir une meilleure qualité de service pour les consommateurs libériens.

Cette double stratégie d'introduction de nouveaux acteurs et de revitaliser les entités existantes vise à briser le duopole et à garantir une meilleure qualité de service pour les consommateurs libériens.

Un éminent fonctionnaire libérien, Clarence Massaquoi, a exprimé de fortes préoccupations lors d'une récente audience au Sénat concernant l'état actuel du secteur des télécommunications du pays, avertissant que la domination du MTN et orange Crée un scénario presque monopole. Le témoignage de Massaquoi, prononcé le 22 juillet 2025, a souligné le potentiel de tarification non contrôlée et de stagnation de la qualité des services sans concurrence accrue.

Disant une comparaison frappante, Massaquoi a souligné qu'un pays comme la Gambie, avec une population plus petite, compte plus de 2 000 entreprises rentables, suggérant une grande place à plus de joueurs au Libéria. Il a averti que si les deux opérateurs GSM dominants devaient se conformer aux prix, les consommateurs n'auraient que deux options et peu de recours contre les coûts élevés.

Le conseil propose une révision de licence pour ouvrir la voie aux nouveaux entrants

En réponse à ces préoccupations, Massaquoi, s'exprimant au nom de son conseil d'administration, a annoncé un plan décisif pour favoriser une plus grande concurrence.

«C'est le point de vue de ce conseil que lors de la confirmation, nous allons demander à nos techniciens de donner une base de données de fréquence… pour permettre au troisième joueur ou au quatrième acteur de venir sur le marché. Lorsque la concurrence s'ensuit dans un système de marché libre, on pense que cela affectera les prix à la baisse.»

Clarence Massaquoi, président (intérim), Libéria Telecommunications Authority (LTA).

Massaquoi a également révélé que certaines entreprises détiennent des licences GSM mais sont inactives depuis près de deux ans, entreprenant effectivement des fréquences précieuses. Son conseil d'administration est tellement déterminé que si ces titulaires de licence ne commencent pas les opérations dans les deux ans, un processus sera lancé pour les récupérer afin que le gouvernement dans son ensemble puisse être intentionnel dans la création d'un espace pour une troisième ou quatrième entreprise. Cette décision audacieuse vise à garantir que le spectre précieux est utilisé au profit du public grâce à une disponibilité accrue des services et à des prix compétitifs.

Revitaliser les LTC comme une alternative viable

Le responsable a également suggéré une approche stratégique pour le SLD (Liberia Telecommunications Corporation), qui, selon lui, a été perçue comme un passif en raison du manque de capital et de rentabilité. Massaquoi a proposé d'autonomiser le LTC par le biais d'un partenariat public-privé ou en permettant à un nouvel entrant du marché d'acquérir une part de l'entité publique.

«Si le LTC était autorisé à avoir un partenariat public-privé ou à avoir un nouveau tiers concurrent, nous pensons qu'il y aura une alternative à Orange et à MTN, et lorsque la concurrence arrivera, tous les acteurs se battront pour avoir une part de marché dans notre esprit qui assurera un service de qualité sur le marché.»

Clarence Massaquoi, président (intérim), Libéria Telecommunications Authority (LTA).

Cette double stratégie d'introduction de nouveaux acteurs et de revitaliser les entités existantes vise à briser le duopole et à garantir une meilleure qualité de service pour les consommateurs libériens.