Le Koweït renforce sa sécurité financière en interdisant les changes sans licence

Cette décision s'inscrit dans le cadre des efforts plus larges du pays visant à renforcer son cadre national de lutte contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et d'autres activités illicites, tout en fermant les canaux non réglementés de transfert de fonds hors de portée des autorités.

Cette décision s'inscrit dans le cadre des efforts plus larges du pays visant à renforcer son cadre national de lutte contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et d'autres activités illicites, tout en fermant les canaux non réglementés de transfert de fonds hors de portée des autorités.

Le ministère du Commerce et de l'Industrie a annoncé que le Cabinet avait approuvé un projet de décret-loi introduisant un nouvel article (12 bis) à la loi n° (111) de 2013 sur les licences commerciales. L'amendement vise à criminaliser les « systèmes de transfert de fonds alternatifs » (ARS), communément appelés hawala, qui sont considérés comme l'une des pratiques financières illicites les plus dangereuses posant une menace directe à la sécurité financière et économique du Koweït. Cette décision s'inscrit dans le cadre des efforts plus larges du pays visant à renforcer son cadre national de lutte contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et d'autres activités illicites, tout en fermant les canaux non réglementés de transfert de fonds hors de portée des autorités.

Les systèmes de transfert de fonds alternatifs fonctionnent comme des méthodes informelles de transfert d’argent en dehors du système financier officiel. Ces réseaux s'appuient sur des courtiers individuels qui envoient des fonds à l'étranger sans recourir à des banques ou à des sociétés de change agréées, souvent sans aucun document formel ni dossier financier. De telles pratiques créent une économie parallèle et opaque qui facilite le blanchiment d’argent, permet le financement d’activités interdites, porte atteinte aux sociétés de change agréées et érode la confiance dans le système financier national. La prolifération de ces systèmes contredit les normes internationales de conformité et entrave la capacité de l'État à surveiller efficacement les flux financiers.

En vertu du nouvel article (12 bis), toute activité impliquant l'échange, l'achat, la vente ou le transfert de devises locales ou étrangères sans licence officielle est strictement interdite. Les violations peuvent entraîner une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à six mois et des amendes pouvant aller jusqu'à 3 000 dinars koweïtiens. Les infractions ou violations répétées commises dans les établissements commerciaux sont passibles de sanctions plus sévères, notamment la fermeture de l'entreprise, la confiscation des fonds et des outils et la publication du jugement du tribunal au journal officiel. Le ministère public a toute autorité pour enquêter et poursuivre les violations afin de garantir une application rapide et efficace.

Le ministère a souligné que cet amendement constitue une étape essentielle dans la protection de l'économie koweïtienne des risques posés par les transferts financiers non réglementés. Il devrait améliorer la conformité sur l'ensemble du marché, renforcer la confiance des investisseurs et des consommateurs et renforcer la capacité de l'État à lutter contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et d'autres activités financières illicites. Le ministère a affirmé son engagement à appliquer la loi sans exception, garantissant un environnement financier transparent, sûr et stable pour tous les acteurs du marché.