Le Kenya dévoile un projet de données agricoles et de politique numérique pour transformer le secteur agricole

Dans l’ensemble, le projet de politique représente une étape majeure vers la construction d’un secteur agricole moderne, axé sur les données et inclusif au Kenya.

Dans l’ensemble, le projet de politique représente une étape majeure vers la construction d’un secteur agricole moderne, axé sur les données et inclusif au Kenya.

Le Kenya a publié le projet de politique relative aux données, à l'information et au numérique agricoles (mars 2026), un cadre complet visant à transformer le secteur agricole grâce à des systèmes numériques intégrés, une gouvernance améliorée des données et des pratiques agricoles axées sur l'innovation.

La politique vise à éloigner le pays des initiatives agricoles numériques fragmentées vers un écosystème national unifié. Un élément clé du plan est la création du Centre d'information numérique agricole du Kenya (KADIC), qui servira d'institution centrale chargée de coordonner les programmes d'agriculture numérique, de gérer les données à l'échelle du secteur et de stimuler l'innovation.

Le cadre vise également à relever les défis de longue date liés à la mauvaise interopérabilité entre les plates-formes existantes. Il propose une architecture agricole numérique unifiée qui rationalisera les systèmes et garantira un échange de données transparent entre les plateformes des secteurs public et privé.

S'appuyant sur le système d'information sur la gestion intégrée de l'agriculture du Kenya (KIAMIS), qui contient déjà des données sur plus de 7,2 millions d'agriculteurs enregistrés en 2026, la politique favorise l'expansion de l'agriculture basée sur les données. Il encourage l'utilisation de technologies avancées telles que l'intelligence artificielle, les appareils Internet des objets (IoT), les drones et la blockchain pour améliorer la productivité, la traçabilité et la prise de décision dans les exploitations agricoles.

Un accent fort est mis sur l'infrastructure publique numérique, y compris les registres d'agriculteurs et les systèmes d'échange de données standardisés, pour permettre la participation du secteur privé à la fourniture de services évolutifs tels que des solutions numériques de crédit, d'assurance et de bons électroniques.

La politique est également conçue pour être centrée sur les agriculteurs, avec des dispositions relatives à des services de conseil numériques personnalisés qui fournissent des conseils intelligents face au climat et des informations sur le marché en temps réel. Il soutient en outre l’inclusion financière en encourageant le développement de produits financiers numériques adaptés aux petits exploitants agricoles.

Pour réduire la fracture numérique, le cadre donne la priorité aux femmes, aux jeunes, aux personnes handicapées et aux communautés marginalisées en éliminant les obstacles tels que le coût élevé des appareils et une culture numérique limitée. Il appelle également à l’intégration des TIC et de la maîtrise des données dans les systèmes de formation agricole pour les agriculteurs et les agents de vulgarisation.

En matière de gouvernance et de sécurité, la politique est conforme à la loi kenyane sur la protection des données (2019), garantissant que les données des agriculteurs sont protégées grâce à des mesures strictes de confidentialité et de cybersécurité. Il introduit également des normes d'interopérabilité pour réglementer la propriété et le partage des données, permettant à différents systèmes tels que les plateformes foncières, financières et de marché de communiquer efficacement.

Dans l’ensemble, le projet de politique représente une étape majeure vers la construction d’un secteur agricole moderne, axé sur les données et inclusif au Kenya.