Le Ghana défend le corridor commercial numérique continental lors du Sommet 3i Afrique

Elle a souligné que le développement à long terme de l'Afrique dépendra moins des récits extérieurs que de l'efficacité avec laquelle les pays du continent bâtiront et intégreront des systèmes à grande échelle.

Elle a souligné que le développement à long terme de l'Afrique dépendra moins des récits extérieurs que de l'efficacité avec laquelle les pays du continent bâtiront et intégreront des systèmes à grande échelle.

La vice-présidente Jane Naana Opoku-Agyemang a partagé les détails de sa participation au 3i Africa Summit 2026, un rassemblement de haut niveau axé sur l'innovation, l'investissement et l'impact. Le sommet a été organisé par la Banque du Ghana sous la direction du gouverneur Johnson Asiama, réunissant des décideurs politiques, des institutions financières, des innovateurs et des acteurs du secteur privé pour discuter de l'avenir numérique et économique de l'Afrique.

Elle a souligné que le développement à long terme de l'Afrique dépendra moins des récits extérieurs que de l'efficacité avec laquelle les pays du continent bâtiront et intégreront des systèmes à grande échelle. Elle a noté que le rôle du Ghana en tant que porte d'entrée vers l'Afrique doit se refléter dans des institutions solides et des systèmes intégrés qui facilitent le commerce, l'innovation et l'activité économique transfrontalière. Selon elle, la souveraineté économique moderne repose de plus en plus sur l’intégration numérique, en particulier sur les systèmes de paiement sécurisés, les cadres d’identité numérique fiables, les réglementations harmonisées et les infrastructures robustes.

L’un des thèmes majeurs de son discours était les progrès déjà réalisés par l’Afrique en matière de transformation numérique, notamment grâce à l’argent mobile, à l’expansion des technologies financières et aux systèmes d’identité numérique. Cependant, elle a souligné que la prochaine phase de croissance nécessitera la diffusion de ces innovations au-delà des frontières. Elle a fait référence aux cadres continentaux tels que le Protocole de commerce numérique de la ZLECAf et le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) comme facteurs clés pour réduire les frictions commerciales, abaisser les coûts de transaction et renforcer le commerce intra-africain.

Elle a également souligné une nouvelle initiative annoncée lors du sommet : le Ghana collaborera avec le Rwanda, la Zambie et d'autres partenaires pour piloter un corridor commercial numérique continental. Le projet devrait se concentrer sur l’interopérabilité de l’argent mobile, la reconnaissance transfrontalière de l’identité numérique pour les processus KYC et la facturation électronique harmonisée, tous visant à faire progresser une économie numérique africaine plus intégrée.

Elle a en outre souligné l'importance d'investir continuellement dans les infrastructures à large bande, les systèmes cloud et la souveraineté des données pour garantir que l'Afrique puisse rivaliser à l'échelle mondiale selon ses propres conditions. Elle a conclu qu'en tant que continent le plus jeune du monde, l'avenir de l'Afrique sera façonné par les systèmes construits aujourd'hui, et a réaffirmé l'engagement du Ghana en faveur de la collaboration continentale, de l'innovation et de la transformation numérique.