Malgré cela, la HAC a souligné que la liberté d'expression, y compris le droit de critiquer et de commenter, reste un droit protégé par la loi gabonaise.
Malgré cela, la HAC a souligné que la liberté d'expression, y compris le droit de critiquer et de commenter, reste un droit protégé par la loi gabonaise.
Le Gabon a décidé de restreindre l'accès aux médias sociaux, rejoignant un nombre croissant de pays africains utilisant des contrôles numériques pour gérer les périodes de tension sociale. La Haute Autorité de la Communication (HAC), le régulateur des médias du pays, a annoncé que la suspension des plateformes serait en vigueur pour une durée indéterminée.
Les responsables ont expliqué que la mesure visait à freiner la propagation de la désinformation, le harcèlement en ligne et le partage de données privées sans consentement. Le régulateur a également cité les contenus considérés comme préjudiciables ou offensants comme contribuant à des menaces pour la sécurité publique et la dignité des citoyens.
La suspension prend effet immédiatement et restera en vigueur jusqu'à nouvel ordre. Des perturbations partielles sur diverses plateformes de médias sociaux ont été signalées, bien que le HAC n'ait pas révélé quels services sont concernés ni si les restrictions sont globales ou sélectives.
Cette décision intervient alors que le Gabon est confronté à des pressions sociales croissantes moins d'un an après l'entrée en fonction du président Brice Oligui Nguema. Les grèves des enseignants concernant les salaires et les conditions de travail ont commencé en décembre 2025, et les troubles s'étendent désormais aux travailleurs de la santé et de l'audiovisuel, qui menacent de mener une action revendicative similaire. Alors que le régulateur a présenté la suspension comme une mesure de protection contre les préjudices en ligne, les critiques notent qu'elle coïncide avec un mécontentement croissant du public concernant le coût de la vie et les problèmes de main-d'œuvre.
Les actions du Gabon reflètent une tendance plus large à travers le continent. Les gouvernements de plusieurs pays africains ont temporairement bloqué les médias sociaux lors d’élections ou de manifestations. En 2025, la Tanzanie a restreint l’accès à Internet à l’échelle nationale pendant les élections et avait auparavant limité l’accès à X (anciennement Twitter). En 2021, le Nigeria a suspendu Twitter pendant sept mois après avoir supprimé un message du président de l’époque, Muhammadu Buhari, tandis que l’Ouganda a temporairement bloqué Facebook et d’autres plateformes à l’occasion de ses élections générales.
Des groupes de défense des droits numériques et des organisations telles que l'UNESCO avertissent que la fermeture des médias sociaux peut restreindre la liberté d'expression, entraver l'accès à l'information et perturber l'activité économique. Malgré cela, la HAC a souligné que la liberté d'expression, y compris le droit de critiquer et de commenter, reste un droit protégé par la loi gabonaise.