Le DoJ&CD dévoile un plan de transformation numérique pour moderniser le système de justice pénale (2025-2030)

Le plan décrit une approche globale qui intègre la technologie dans de multiples facettes de la prestation de justice, visant à améliorer l'efficacité, l'accessibilité et la qualité des services pour tous les Sud-Africains.

Le plan décrit une approche globale qui intègre la technologie dans de multiples facettes de la prestation de justice, visant à améliorer l'efficacité, l'accessibilité et la qualité des services pour tous les Sud-Africains.

Dans son plan stratégique révisé 2025-2030, le ministère sud-africain de la Justice et du Développement constitutionnel (DoJ&CD) a mis l’accent sur la transformation numérique pour moderniser le système de justice pénale (CJS) et lutter contre les arriérés persistants des affaires. Le plan décrit une approche globale qui intègre la technologie dans de multiples facettes de la prestation de justice, visant à améliorer l'efficacité, l'accessibilité et la qualité des services pour tous les Sud-Africains.

Un élément clé du plan est le programme de système de justice intégré (IJS), conçu pour améliorer le processus de justice pénale grâce à une coordination électronique multidépartementale. Au cœur de cet effort se trouve la création d’une plateforme transversale, qui reliera les départements et entités tels que le service de police sud-africain (SAPS) et l’autorité nationale des poursuites pénales (NPA), permettant un échange électronique transparent d’informations. Le ministère prévoit également de déployer un système de gestion intégrée des personnes (IPM) dans tous les postes SAPS pour améliorer le suivi et la gestion des individus au sein du système judiciaire. En outre, des systèmes modernes de gestion des dossiers seront intégrés pour gérer les dossiers, planifier les audiences du tribunal et stocker les documents sous forme numérique, réduisant ainsi les erreurs humaines et accélérant le traitement des dossiers. L'introduction d'un nouveau projet de loi sur la procédure pénale mettra à jour la législation de 1977, en alignant les processus d'enquête sur les capacités technologiques modernes et en améliorant les outils médico-légaux numériques.

Pour réduire l'arriéré de dossiers, le Ministère étend ses services numériques afin de réduire les retards et de limiter le besoin de comparutions physiques devant le tribunal. L’un des objectifs majeurs est d’atteindre des procédures judiciaires 100 % virtuelles dans tous les tribunaux d’ici la fin du cycle de cinq ans. Le nombre de services judiciaires accessibles en ligne devrait passer de cinq à seize, offrant ainsi un plus grand confort aux citoyens. Le bureau de maîtrise bénéficiera d'une infrastructure numérique améliorée pour rationaliser les soumissions en ligne et le suivi des demandes pour les successions et les fiducies décédées. En outre, le Département prévoit de mettre en œuvre une technologie avancée d'enregistrement judiciaire (CRT), y compris des solutions internes de transcription et d'audiovisuel (CRAVS), pour éviter les reports d'audience causés par des systèmes d'enregistrement défectueux.

Pour soutenir ces initiatives numériques, l’accent est mis sur la modernisation de l’infrastructure des TIC et sur la garantie d’une cybersécurité solide. Les mises à niveau du réseau, y compris les réseaux étendus définis par logiciel (SD-WAN), amélioreront la fiabilité et les performances des réseaux locaux et étendus (LAN/WAN). Des évaluations régulières de la vulnérabilité en matière de cybersécurité protégeront les sites opérationnels contre les cyberattaques, tandis que les investissements dans des solutions énergétiques alternatives atténueront les perturbations causées par les pannes de courant, garantissant ainsi que les tribunaux et les systèmes d'enregistrement restent fonctionnels.

Grâce à ces initiatives technologiques et numériques, le DoJ&CD vise à construire un système judiciaire moderne, efficace et résilient, à réduire les arriérés de dossiers et à améliorer l'accès à la justice dans toute l'Afrique du Sud au cours des cinq prochaines années.