Pour garantir son efficacité, la stratégie fera l'objet d'une évaluation annuelle par le Conseil national de cybersécurité, d'un suivi continu par son Secrétariat exécutif et d'un examen complet tous les cinq ans, avec des dispositions pour un examen extraordinaire si nécessaire.
Pour garantir son efficacité, la stratégie fera l'objet d'une évaluation annuelle par le Conseil national de cybersécurité, d'un suivi continu par son Secrétariat exécutif et d'un examen complet tous les cinq ans, avec des dispositions pour un examen extraordinaire si nécessaire.
Le gouvernement angolais a introduit une stratégie nationale de cybersécurité, visant à sauvegarder l'infrastructure numérique du pays et à promouvoir une culture de cybersécurité parmi les citoyens et les institutions. La stratégie, présentée sous forme de projet de décret présidentiel, établit un cadre global pour prévenir et combattre les cybermenaces, tout en alignant l'Angola sur les normes régionales et internationales de cybersécurité.
Cette initiative répond à l'importance croissante du cyberespace dans le développement national. À l’ère numérique actuelle, les politiques de cybersécurité ont souvent été menées à court ou moyen terme en raison de leur flexibilité. La nouvelle stratégie vise cependant à fournir une approche structurée à long terme pour protéger l'écosystème numérique national de l'Angola. Sa mise en œuvre devrait maximiser la résilience, favoriser l’innovation, générer et sécuriser des ressources et protéger les institutions publiques et privées, les citoyens et les actifs contre les cyberattaques.
Fondée sur la Constitution de la République d'Angola et alignée sur la loi sur la protection des réseaux et des systèmes d'information, la stratégie définit le cadre juridique, institutionnel et opérationnel de la cybersécurité nationale. Le projet de décret présidentiel comprend quatre articles, couvrant l'approbation de la stratégie, l'abrogation de toute législation antérieure, la résolution des doutes par le président et l'entrée en vigueur dès sa publication.
La stratégie définit une vision claire : faire de l'Angola une nation cyber-sécurisée et résiliente, protégeant les données personnelles des citoyens tout en respectant les principes d'un État démocratique régi par le droit. Sa mission se concentre sur la création des capacités juridiques, institutionnelles et opérationnelles nécessaires pour garantir un cyberespace national sûr et attractif.
Les principes clés guidant la stratégie comprennent la subsidiarité, la complémentarité, la proportionnalité, l’inclusion et la promotion de la culture numérique. Les citoyens et les entités privées sont les premiers responsables de la cybersécurité, l'État intervenant pour garantir la souveraineté nationale et le fonctionnement institutionnel. L'approche met l'accent sur l'éducation, la sensibilisation et l'accès universel au cyberespace.
La stratégie définit six objectifs stratégiques : renforcer les structures de cybersécurité, promouvoir la sensibilisation et une culture de cybersécurité, développer les capacités nationales de cybersécurité, consolider la législation, adopter les meilleures pratiques et favoriser la coopération internationale. Les actions menées dans le cadre de ces objectifs comprennent la création d'un Conseil national de cybersécurité, la création d'équipes de réponse aux incidents, le développement de programmes d'éducation à la cybersécurité, l'harmonisation des lois, la promotion des normes internationales et l'engagement dans des initiatives régionales et mondiales en matière de cybersécurité.
Pour garantir son efficacité, la stratégie fera l'objet d'une évaluation annuelle par le Conseil national de cybersécurité, d'un suivi continu par son Secrétariat exécutif et d'un examen complet tous les cinq ans, avec des dispositions pour un examen extraordinaire si nécessaire.
En mettant en œuvre cette stratégie, l'Angola vise à renforcer sa résilience en matière de cybersécurité, à encourager l'innovation technologique et à se positionner comme un participant proactif dans l'écosystème numérique mondial.