La directive, élaborée par la Banque du Ghana, établit un cadre complet pour améliorer les capacités de détection, de préparation et de réponse aux menaces.
La directive, élaborée par la Banque du Ghana, établit un cadre complet pour améliorer les capacités de détection, de préparation et de réponse aux menaces.
Le Ghana a franchi une étape importante pour renforcer la cybersécurité dans son secteur financier avec le lancement d'un nouveau cadre réglementaire visant à renforcer la résilience face aux menaces numériques croissantes. L'initiative a été dévoilée à Accra lors de la présentation de la Banque du Ghana Directive sur la cybersécurité et la sécurité de l’information (CISD) 2026.
Le chef de cabinet Julius Debrah a souligné que la cybersécurité est désormais un pilier essentiel de la stabilité économique, avertissant que la dépendance croissante aux systèmes numériques expose les institutions financières à des cyber-risques évolutifs. Il a souligné que pour préserver la confiance du public et le développement national, il faut intégrer la cyber-résilience au cœur des opérations du secteur financier.
La directive, élaborée par la Banque du Ghana, établit un cadre complet pour améliorer les capacités de détection, de préparation et de réponse aux menaces. Debrah a félicité la banque centrale pour avoir créé un système robuste conçu pour renforcer l'écosystème financier numérique du Ghana et garantir une croissance sécurisée et axée sur la technologie.
Le ministre de la Communication, de la Technologie numérique et de l'Innovation, Samuel Nartey George, a souligné l'ambition plus large du gouvernement de positionner la technologie comme un moteur clé de la transformation économique. Il a noté que les institutions financières sont de plus en plus construites autour des technologies numériques, faisant de la cybersécurité une priorité stratégique plutôt qu'une préoccupation purement technique.
Le ministre a également annoncé son intention de regrouper toutes les institutions financières agréées et les sociétés de technologie financière dans un cadre de cybersécurité unifié, dont beaucoup seraient désignées comme infrastructures d'informations critiques. Il a réitéré la position du Ghana sur la souveraineté des données, soulignant que les données financières sensibles doivent être stockées dans le pays pour renforcer la sécurité nationale et assurer la continuité des activités.
Le gouverneur de la Banque du Ghana, Johnson Asiama, a décrit la CISD 2026 comme une politique transformatrice qui va au-delà de la conformité pour promouvoir la cyber-résilience active et collective. Il a noté que si les innovations numériques telles que l’argent mobile, le cloud computing et l’intelligence artificielle ont élargi l’inclusion financière, elles ont également introduit des risques complexes, notamment des attaques de ransomwares et des violations de données.
La directive mise à jour introduit de nouvelles mesures telles que des cadres de gouvernance pour l'intelligence artificielle, des exigences plus strictes en matière de sécurité du cloud, une réglementation basée sur les risques et une responsabilité obligatoire au niveau du conseil d'administration en matière de cybersécurité. Il étend également le Centre des opérations de sécurité du secteur financier (FICSOC) pour inclure toutes les institutions financières, créant ainsi un système de défense nationale coordonné contre les cybermenaces.
Dans l'ensemble, le lancement du CISD 2026 témoigne de l'engagement du Ghana à construire un écosystème financier numérique sécurisé, résilient et fiable, soutenu par une réglementation solide, une collaboration et un investissement continu dans les capacités de cybersécurité.