Le taux d'inclusion financière en Égypte atteint 79 % alors que les comptes actifs atteignent 56,4 millions

La Banque centrale d'Égypte (CBE) a attribué ces progrès aux efforts continus de la banque centrale et du secteur financier, ainsi qu'à des programmes ciblés visant à autonomiser économiquement les femmes et les jeunes et à intégrer les groupes mal desservis dans le système financier formel.

La Banque centrale d'Égypte (CBE) a attribué ces progrès aux efforts continus de la banque centrale et du secteur financier, ainsi qu'à des programmes ciblés visant à autonomiser économiquement les femmes et les jeunes et à intégrer les groupes mal desservis dans le système financier formel.

L'inclusion financière en Égypte a atteint 79 % fin juin 2026, avec 56,4 millions de citoyens âgés de 15 ans et plus détenant des comptes financiers actifs leur permettant d'effectuer des transactions financières.

Ce chiffre représente un progrès significatif dans l’élargissement de l’accès aux services financiers formels à travers le pays. La population totale éligible s'élevait à 71,4 millions de citoyens, avec des comptes actifs comprenant des comptes bancaires et postaux, des portefeuilles mobiles et des cartes prépayées.

Les femmes ont enregistré des progrès particulièrement importants en matière d’inclusion financière. Le taux est passé de 19,1% en 2016 à 72,5% en juin 2026, soit une croissance de 327% sur la période. Chez les jeunes de 15 à 35 ans, l'inclusion financière est passée de 36,3% en 2020 à 58% en juin 2026, soit une augmentation de 85%.

La Banque centrale d'Égypte (CBE) a attribué ces progrès aux efforts continus de la banque centrale et du secteur financier, ainsi qu'à des programmes ciblés visant à autonomiser économiquement les femmes et les jeunes et à intégrer les groupes mal desservis dans le système financier formel.

Ces évolutions reflètent également les progrès réalisés dans le cadre de la stratégie d'inclusion financière de l'Égypte 2022-2025, qui a été élaborée en coordination avec les ministères et les autorités gouvernementales concernés. Les données du Financial Inclusion Datahub du CBE ont montré une augmentation de 229 % de la possession et de l'utilisation de services financiers entre 2016 et juin 2026.

Plusieurs initiatives gouvernementales ont soutenu cette expansion, notamment l’initiative présidentielle pour une vie décente (Haya Karima) et le projet de transformation des moyens de subsistance des petits exploitants agricoles. Des programmes ciblant les femmes et les jeunes ont également été mis en œuvre en coopération avec le ministère de la Jeunesse et des Sports et le Conseil national de la femme.

S'appuyant sur ces acquis, la CBE élabore la deuxième stratégie nationale d'inclusion financière de l'Égypte pour 2026-2030 en collaboration avec les ministères et les autorités concernés. La nouvelle stratégie se concentrera non seulement sur l'accès aux services financiers, mais également sur leur utilisation efficace, sûre et durable.

La stratégie devrait soutenir les entreprises et les entrepreneurs tout en encourageant l'intégration de l'économie informelle égyptienne dans le système financier formel. Il se concentrera sur trois dimensions fondamentales de l’inclusion financière : l’accès, l’utilisation et la qualité.

Son développement s'appuie sur une enquête sur la demande de services financiers menée au cours du premier trimestre 2026 avec l'assistance technique de la Banque mondiale et de la Société financière internationale, en coopération avec l'Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS). L'enquête est conçue pour identifier les lacunes et les obstacles à l'utilisation des services financiers et soutenir l'élaboration de politiques fondées sur des données probantes.

La stratégie 2026-2030 promouvra également les solutions et l’innovation financières numériques, la finance durable et la transition vers une économie verte. Les autres priorités comprennent l'éducation et l'alphabétisation financières, la protection des consommateurs, le développement des PME et de l'entrepreneuriat, les partenariats public-privé et le renforcement des infrastructures financières et technologiques.