Le Sénégal émet un avertissement concernant les réseaux Wi-Fi illégaux utilisant Starlink

Selon l'ARTP, bon nombre de ces configurations s'appuient sur des connexions par satellite, notamment des terminaux Starlink, pour distribuer les services Internet localement.

Selon l'ARTP, bon nombre de ces configurations s'appuient sur des connexions par satellite, notamment des terminaux Starlink, pour distribuer les services Internet localement.

Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a publié un avertissement public contre l'exploitation illégale des réseaux dits « Wi-Fi communautaires » à travers le Sénégal, citant des inquiétudes croissantes concernant les activités de revente sur Internet sans licence.

Dans un communiqué publié le 31 mars 2026, le régulateur indique avoir observé la prolifération de points d'accès Wi-Fi informels dans plusieurs régions du pays. Ces réseaux, souvent exploités par des particuliers, seraient utilisés pour revendre l'accès à Internet à des tiers sans autorisation.

Selon l'ARTP, bon nombre de ces configurations s'appuient sur des connexions par satellite, notamment des terminaux Starlink, pour distribuer les services Internet localement. L'autorité a souligné que même si ces technologies ne sont pas illégales en soi, leur utilisation commerciale pour la revente sans l'approbation des autorités réglementaires viole les lois nationales sur les télécommunications.

Le régulateur a rappelé au public que la fourniture de services d'accès à Internet est strictement soumise à des exigences en matière de licence. Seuls les opérateurs détenant des autorisations valides, y compris des licences de télécommunications ou des approbations en vertu des cadres réglementaires existants, sont autorisés à proposer de tels services.

L'ARTP a averti que les personnes ou entités qui opèrent sans les licences requises pourraient faire face à des sanctions importantes. Il s'agit notamment de peines de prison allant d'un à cinq ans et d'amendes allant de 30 millions à 60 millions de francs CFA, conformément à la réglementation sénégalaise des télécommunications.

L'autorité a exhorté les personnes impliquées dans ces pratiques à cesser immédiatement leurs activités, notant que le non-respect entraînerait des mesures coercitives. Il a souligné que ces mesures sont nécessaires pour garantir une réglementation adéquate du secteur, protéger les consommateurs et maintenir l'intégrité de l'écosystème des télécommunications du pays.

La déclaration a été signée à Dakar par le directeur général de l'ARTP, Dahirou Thiam, renforçant l'engagement du régulateur à faire respecter la conformité dans le paysage numérique en évolution rapide du Sénégal.