L'atelier marque une étape clé dans la quête de souveraineté numérique du Mozambique.
L'atelier marque une étape clé dans la quête de souveraineté numérique du Mozambique.
Le ministère des Communications et de la Transformation numérique du Mozambique (MCTD) a déclaré la gouvernance des données une priorité constitutionnelle essentielle dans le programme de transformation numérique du pays. La position a été exposée lors de l'ouverture d'un atelier à Maputo pour valider la politique, la stratégie et le plan d'action nationaux de gouvernance des données proposés. L'événement, organisé par le ministère par l'intermédiaire de l'Institut national des technologies de l'information et de la communication (INTIC), marque une étape majeure vers l'établissement d'un cadre réglementaire qui traite les données comme un atout stratégique national, aligné sur la constitution et les normes de l'Union africaine (UA).
S'exprimant au nom du ministre, le président de l'INTIC, Lourino Chemane, a souligné le rôle essentiel de la gouvernance des données pour garantir la transparence, l'innovation, l'efficacité administrative et le développement d'une économie numérique moderne et inclusive. Il a noté que le Mozambique a réalisé des progrès significatifs dans la transformation numérique, notamment un examen approfondi du règlement sur l'interopérabilité des systèmes électroniques de gouvernement, qui fixe des normes claires pour l'intégration et la gestion des systèmes d'information publics.
Chemane a souligné que la politique proposée est pleinement alignée sur le cadre politique en matière de données de l'Union africaine adopté en 2022. Cet alignement positionne le Mozambique comme un acteur de premier plan dans les efforts d'intégration numérique de l'Afrique et garantit que la numérisation progresse de manière éthique, inclusive et efficace. Il a ajouté que la politique est intégrée au programme gouvernemental quinquennal (2025-2029) et a été élaborée dans le cadre d'un processus participatif impliquant des consultations publiques, des ateliers et un engagement avec les parties prenantes de l'écosystème des données.
Il a également reconnu l'importance du soutien international, remerciant les partenaires tels que l'Union européenne, la GIZ, l'AUDA-NEPAD et la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (UNECA) pour leur contribution à l'élaboration de la politique et de la stratégie. Selon Chemane, la mise en place d’une solide gouvernance des données nécessite une collaboration entre le gouvernement, le secteur privé, la société civile, le monde universitaire et les partenaires mondiaux pour garantir une numérisation responsable, sécurisée et inclusive, une interopérabilité améliorée et une protection renforcée des données personnelles.
Les partenaires internationaux ont souligné l’importance de cette initiative. Le directeur de la CEA pour la technologie, l'innovation et la transformation numérique, Mactar Seck, a souligné qu'une bonne gouvernance des données est essentielle pour renforcer la confiance, améliorer les services publics et protéger la vie privée des citoyens. L'ambassadeur d'Allemagne au Mozambique, Ronald Munch, a déclaré que cette politique renforcerait la souveraineté des données et l'efficacité du gouvernement, faisant référence au programme de 60 millions d'euros « Gouvernance des données en Afrique » comme un signe d'un engagement international fort.
L'atelier marque une étape clé dans la quête de souveraineté numérique du Mozambique. En élevant la gouvernance des données au rang de priorité constitutionnelle alignée sur les cadres de l'UA, le pays jette les bases d'une transformation numérique éthique, sécurisée et centrée sur le citoyen. Avec un soutien international soutenu, le Mozambique vise à s’imposer comme un leader régional en matière de gestion de données solide et responsable.