Le Mozambique adopte une nouvelle réglementation pour renforcer le contrôle et la sécurité du trafic télécom

Le règlement vise à renforcer la sécurité nationale, à protéger les services publics et financiers et à sauvegarder la souveraineté de l’État contre des menaces telles que les cyberattaques et la fraude basée sur l’IA.

Le règlement vise à renforcer la sécurité nationale, à protéger les services publics et financiers et à sauvegarder la souveraineté de l’État contre des menaces telles que les cyberattaques et la fraude basée sur l’IA.

Le 16 décembre 2025, le Conseil des ministres mozambicain a officiellement promulgué le décret n° 48/2025, introduisant une nouvelle réglementation pour le contrôle du trafic de télécommunications. Le décret abroge le cadre précédent de 2023 (décret n° 38/2023) pour faire face à l'évolution rapide du paysage numérique et à l'augmentation de la criminalité liée aux télécommunications. Le règlement vise à renforcer la sécurité nationale, à protéger les services publics et financiers et à sauvegarder la souveraineté de l’État contre des menaces telles que les cyberattaques et la fraude basée sur l’IA.

En vertu des nouvelles règles, l'Institut national des communications du Mozambique (INCM) se voit accorder des pouvoirs de surveillance étendus, notamment celui d'installer et d'entretenir des systèmes de surveillance du trafic au sein des infrastructures des opérateurs agréés. Les opérateurs sont légalement tenus de fournir des données de communication détaillées, notamment les enregistrements détaillés des appels (CDR) et les enregistrements détaillés du protocole Internet (IPDR). Ces données seront utilisées pour la surveillance de la sécurité ainsi que pour l'assurance des revenus, garantissant que tout le trafic est correctement facturé et taxé.

Le règlement établit des protocoles stricts pour gérer le trafic frauduleux, défini comme des communications non autorisées ou manipulées destinées à échapper aux frais ou à compromettre les réseaux. Les opérateurs doivent effectuer des audits annuels du réseau et signaler ou suspendre le trafic suspect dans les deux heures suivant la vérification. Si l'INCM peut ordonner des interruptions de service pour des raisons de sécurité, toute suspension supérieure à 48 heures doit être validée par une autorité judiciaire afin de protéger les libertés publiques.

Financièrement, les opérateurs sont tenus de contribuer au coût des activités de régulation, plafonné à 1 % du revenu annuel brut. Le non-respect peut entraîner des amendes allant de 500 à 3 500 salaires minimum du secteur public, les sanctions pouvant potentiellement doubler dans les cas où la négligence entraîne une perte de recettes de l'État.

Parallèlement, le gouvernement a publié la résolution n° 52/2025, restructurant la Commission technico-scientifique sur le changement climatique (CTCMC). La commission, qui donne des conseils sur l'adaptation et l'atténuation du changement climatique, sera désormais dirigée par le ministre du Changement climatique et de l'Environnement, avec le ministre des Ressources en eau comme vice-président. Cet ajustement vise à aligner les capacités de conseil scientifique du Mozambique sur les défis environnementaux actuels et les engagements internationaux en matière de climat.