Cette évolution place le Cameroun parmi le nombre limité de pays africains dont les domaines nationaux sont entièrement sécurisés avec DNSSEC, renforçant ainsi l'évolution du pays vers une plus grande souveraineté numérique.
Cette évolution place le Cameroun parmi le nombre limité de pays africains dont les domaines nationaux sont entièrement sécurisés avec DNSSEC, renforçant ainsi l'évolution du pays vers une plus grande souveraineté numérique.
Le Cameroun a avancé ses efforts en matière de sécurité numérique avec l'activation du DNSSEC pour le domaine national « .cm ». Cette mise à niveau, mise en œuvre par l'ANTIC, l'agence responsable de la gestion de l'espace de noms Internet du pays, marque une étape majeure vers la protection des utilisateurs contre les sites Web frauduleux et malveillants. Avec DNSSEC désormais activé, les sites Web fonctionnant sous l’extension « .cm » bénéficient d’une authentification plus renforcée, ce qui les rend plus dignes de confiance pour les citoyens, les entreprises et les institutions. Cette évolution place le Cameroun parmi le nombre limité de pays africains dont les domaines nationaux sont entièrement sécurisés avec DNSSEC, renforçant ainsi l'évolution du pays vers une plus grande souveraineté numérique.
Malgré ces progrès, la mise en œuvre du DNSSEC au niveau du domaine de premier niveau n'est qu'un début. Pour que les utilisateurs bénéficient d'une protection complète, les fournisseurs de services Internet doivent également activer la validation DNSSEC. Des fournisseurs tels que CAMTEL, MTN, Orange et Creolink jouent un rôle essentiel en garantissant que la chaîne de sécurité est complète. Les niveaux de validation actuels au Cameroun s'élèvent à 56,60%, exposant les utilisateurs à des cyber-risques importants. Combler cette lacune était l'un des principaux objectifs du cinquième Forum national sur le DNS, organisé à Douala du 8 au 10 décembre 2025, organisé par l'ANTIC avec le soutien technique de l'ICANN et de l'AFRINIC.
Le forum a réuni des parties prenantes nationales pour identifier des stratégies visant à renforcer la sécurité du DNS dans l'ensemble de l'écosystème des télécommunications. L'ANTIC a défini un objectif ambitieux : atteindre 98 % de validation DNSSEC chez tous les opérateurs et parvenir au déploiement complet de l'infrastructure à clé publique de ressources (RPKI) à l'échelle nationale d'ici la mi-2026. Atteindre ces objectifs améliorerait considérablement la protection des utilisateurs et alignerait davantage le Cameroun sur les normes internationales de cybersécurité.
L’amélioration de la sécurité DNS devrait apporter de nombreux avantages. Les étudiants pourraient accéder aux plateformes d’apprentissage en ligne avec une plus grande confiance, les entrepreneurs pourraient exploiter des entreprises numériques avec un risque réduit et les citoyens ordinaires navigueraient sur Internet avec moins de crainte d’être redirigés vers des sites frauduleux. L'ANTIC a souligné que la réalisation d'un environnement numérique sécurisé et résilient nécessitera des efforts coordonnés dans les secteurs du numérique, de la réglementation et des télécommunications du pays.