Pour atteindre des vitesses de haut débit d’au moins 100 Mbps à l’échelle nationale d’ici 2035, le rapport estime que d’importants investissements seront nécessaires.
Pour atteindre des vitesses de haut débit d’au moins 100 Mbps à l’échelle nationale d’ici 2035, le rapport estime que d’importants investissements seront nécessaires.
La Banque de développement de l'Afrique australe (Banque de développement de l'Afrique australe) en partenariat avec la Commission Nationale du Plan, a convoqué une table ronde de haut niveau sur le campus de la DBSA visant à faire progresser le programme d'infrastructure numérique de l'Afrique du Sud et à renforcer les progrès vers une connectivité universelle.
La session a été modérée par Zeph Nhleko et a réuni des acteurs clés du gouvernement et de l'industrie, notamment Tanya Cohen, Nonkqubela Jordan-Dyani, le Dr Sunil Piyarlall et Juanita Clark. Les discussions ont porté sur le passage d’une simple expansion de la couverture réseau à la garantie d’un accès significatif et d’une participation active à l’économie numérique.
Au cœur du dialogue se trouvait une étude commandée en 2025 par la Banque de développement de l'Afrique australe et la Commission nationale de planification, qui décrit les besoins d'investissement et les réformes politiques nécessaires pour que l'Afrique du Sud parvienne à une connectivité universelle et significative (UMC) d'ici 2030 et 2035.
L'étude note que même si l'Afrique du Sud a atteint une couverture mobile quasi universelle, avec une couverture 4G atteignant environ 99,07 % et une couverture 5G de 46,64 %, l'accès au haut débit fixe reste limité, en particulier dans les zones rurales et périurbaines. Malgré une forte disponibilité du réseau, seuls 17,4 % des foyers ont actuellement accès à Internet à la maison, ce qui met en évidence une fracture numérique persistante.
Il montre en outre que l'Afrique du Sud se classe au 54e rang sur 67 pays dans l'indice mondial de compétitivité numérique 2024, reflétant une amélioration progressive mais des défis persistants pour tirer pleinement parti de la transformation numérique pour la croissance économique.
Pour atteindre des vitesses de haut débit d’au moins 100 Mbps à l’échelle nationale d’ici 2035, le rapport estime que d’importants investissements seront nécessaires. Une approche mobile au moindre coût nécessiterait environ 140 milliards de rands, tandis que des scénarios à forte intensité de fibre intégrant un accès sans fil fixe et une infrastructure de fibre optique jusqu'au domicile pourraient pousser les besoins totaux au-delà de 200 milliards de rands.
L’étude recommande un modèle d’infrastructure hybride combinant des dorsales en fibre optique, des réseaux 5G et sans fil fixes et des solutions par satellite pour les zones reculées, soulignant qu’aucune technologie ne suffira à elle seule à combler le déficit de connectivité.
Il identifie également plusieurs obstacles structurels, notamment les problèmes d’accessibilité liés à l’inégalité des revenus, au vandalisme et au vol des infrastructures, à l’instabilité énergétique nécessitant des systèmes de sauvegarde, au manque de compétences en ingénierie numérique et cloud et à la coordination fragmentée entre les institutions gouvernementales.
Pour résoudre ces problèmes, l'étude propose des interventions clés telles qu'un cadre de connectivité universelle et significative, un guichet unique pour les infrastructures numériques pour rationaliser les approbations, une allocation de données de base gratuite pour les ménages à faible revenu liée aux subventions sociales et une politique « Dig Once » pour encourager le partage des infrastructures.
Les intervenants présents à l'événement ont souligné la nécessité d'une coordination plus forte, d'une efficacité réglementaire et d'améliorations des processus de déploiement des infrastructures pour accélérer les progrès. Ils ont également souligné les défis persistants tels que les retards d’approbation, la duplication des infrastructures et les contraintes d’abordabilité affectant la vitesse de déploiement et l’accès.
La discussion a conclu que la prochaine phase de la transformation numérique de l'Afrique du Sud dépendra fortement d'une exécution efficace, d'une collaboration intersectorielle et d'une prestation coordonnée à grande échelle.