La RD Congo planifie une stratégie nationale pour étendre la couverture mobile dans les zones mal desservies

Le rapport met en évidence d’importantes disparités dans la couverture du réseau à travers le pays. À l'échelle nationale, la couverture 2G s'élève à 77 %, tandis que la couverture 3G et 4G atteint respectivement 68 % et 57 %.

Le rapport met en évidence d’importantes disparités dans la couverture du réseau à travers le pays. À l'échelle nationale, la couverture 2G s'élève à 77 %, tandis que la couverture 3G et 4G atteint respectivement 68 % et 57 %.

La République démocratique du Congo élabore actuellement une stratégie nationale visant à étendre la connectivité mobile et haut débit dans les communautés rurales et périurbaines mal desservies, où environ 4,3 millions de personnes dans près de 3 000 localités restent sans couverture mobile.

Le déficit de connectivité a été mis en évidence dans une évaluation de l'état publiée par le Fonds de développement du service universel (FDSU) le 7 août. L'évaluation devrait guider les efforts visant à étendre les services numériques et à améliorer la connectivité à haut débit au-delà des principaux centres urbains du pays.

Le rapport met en évidence d’importantes disparités dans la couverture du réseau à travers le pays. À l'échelle nationale, la couverture 2G s'élève à 77 %, tandis que la couverture 3G et 4G atteint respectivement 68 % et 57 %. La couverture est la plus élevée à Kinshasa, avec environ 98 %, contre 14 % à Tshuapa et 28 % au Kwango et au Sud-Ubangi.

Le FDSU donne la priorité aux investissements dans la connectivité en fonction des lacunes de couverture, de la population, de l'activité économique, des infrastructures publiques et de considérations géographiques. Trois itinéraires stratégiques ont été identifiés pour retenir une attention particulière : le Corridor de Lobito, le Corridor National et le Corridor de la Paix.

La stratégie proposée encourage également un plus grand partage des infrastructures de télécommunications passives, notamment via TowerCos. Cette approche pourrait réduire les coûts de déploiement des réseaux et permettre aux opérateurs de concentrer davantage de ressources sur les infrastructures actives, la connectivité et les services numériques.

L'accès à Internet reste un autre défi. La pénétration de l'Internet mobile s'élevait à 32,95 % en 2025, avec des différences significatives entre les provinces. Le Haut-Katanga, le Lualaba et Kinshasa ont enregistré des niveaux de pénétration plus élevés, tandis que plusieurs provinces rurales sont restées à la traîne.

L’abordabilité limite également l’inclusion numérique. Les données de l'Union internationale des télécommunications citées dans l'évaluation montrent qu'un forfait de données mobiles de 5 Go coûte environ 18,8 % du revenu national brut par habitant en RDC, contre 4,8 % en Tanzanie, 4,1 % au Kenya et 3,2 % en Zambie.

Des disparités similaires sont évidentes en matière d’adoption de l’argent mobile. Environ 46 % des abonnés mobiles ont lié leur numéro de téléphone à des comptes d'argent mobile, mais l'adoption varie de 85,3 % dans le Haut-Katanga et 77,2 % dans le Lualaba à seulement 5,8 % à Tshuapa et 4,7 % dans le Bas-Uele.

Le vaste territoire du pays, l'accès limité à l'électricité, la fragmentation des infrastructures de base et les coûts élevés de déploiement des réseaux dans les zones reculées continuent de compliquer l'expansion de la connectivité. La stratégie proposée vise donc à donner la priorité aux zones présentant les plus grands déficits de couverture et dans lesquelles une meilleure connectivité pourrait générer des avantages économiques et sociaux importants.

Au fil du temps, l’initiative vise à réduire la fracture numérique entre les grandes villes et les communautés rurales et périurbaines en élargissant la couverture du haut débit mobile et en améliorant l’accès aux services numériques.