Chad resserre la surveillance de Starlink avec un nouveau décret sur la sécurité nationale et la protection des données

La mesure, signée par le ministère des télécommunications, de l'économie numérique et de la numérisation de l'administration, souligne l'importance de l'identification des utilisateurs, de la protection des données et de la sécurité nationale.

La mesure, signée par le ministère des télécommunications, de l'économie numérique et de la numérisation de l'administration, souligne l'importance de l'identification des utilisateurs, de la protection des données et de la sécurité nationale.

Le gouvernement du Tchad a officiellement publié un décret qui établit des règles strictes pour l'utilisation des services Internet par satellite Starlink dans le pays. La mesure, signée par le ministère des télécommunications, de l'économie numérique et de la numérisation de l'administration, souligne l'importance de l'identification des utilisateurs, de la protection des données et de la sécurité nationale.

Selon le décret, tous les utilisateurs de StarLink, que ce soit des individus, des institutions publiques ou des entreprises privées, doivent être enregistrées auprès de l'Autorité de réglementation pour les communications électroniques et les services postaux (ARCEP) ou par le biais d'un opérateur désigné. Le processus d'enregistrement nécessite une documentation détaillée, y compris la preuve d'identité, l'enregistrement juridique pour les organisations, les numéros budgétaires et les numéros de série d'équipements de liaison étoile tels que les routeurs, les modems et les plats paraboliques.

Les nouvelles règles imposent également des obligations sur StarLink pour se conformer aux lois nationales concernant la sécurité, la protection de l'environnement et les données personnelles. Surtout, l'entreprise doit s'assurer que les données des utilisateurs, y compris les journaux de connexion et les adresses IP, sont stockées ou rendues accessibles localement aux autorités pendant une période minimale de 24 mois. Cette exigence vise à renforcer la surveillance réglementaire et à protéger les intérêts nationaux.

Le non-respect du décret pourrait entraîner des sanctions importantes. Ceux-ci vont de la suspension de l'autorisation opérationnelle jusqu'à 12 mois au retrait permanent des licences en cas de violations répétées ou de menaces graves pour la sécurité nationale. Les autorités ont également le droit de saisir des équipements non conformes, ARCEP travaillant aux côtés des forces de l'ordre si nécessaire. Dans les situations où les violations constituent des infractions pénales, ARCEP est mandaté de renvoyer des affaires au procureur.

Les litiges relatifs à l'acquisition ou à l'utilisation de l'équipement de starlink seront d'abord gérés par l'ARCEP dans son rôle de médiateur et d'arbitre, à moins que de telles affaires ne relèvent de la compétence exclusive des tribunaux pénaux ou administratifs.

Le décret prend immédiatement effet et a été publié dans le Journal officiel de la République du Tchad. Avec cette décision, le Tchad se positionne parmi les quelques pays africains à réguler officiellement le lien d'étoile, équilibrant les avantages de la connectivité satellite avec la sécurité nationale et les priorités réglementaires.