Le Sénégal fixe un objectif d’investissement de 60 % dans le budget de transformation numérique 2026

Le budget opérationnalise le « New Deal Technologique », une vision phare du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko visant à construire une société numérique souveraine et à positionner le Sénégal comme l’un des principaux pôles numériques africains d’ici 2034.

Le budget opérationnalise le « New Deal Technologique », une vision phare du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko visant à construire une société numérique souveraine et à positionner le Sénégal comme l’un des principaux pôles numériques africains d’ici 2034.

Le Sénégal a franchi une étape majeure vers l’avancement de son programme de transformation numérique avec l’approbation par l’Assemblée nationale du ministère des Communications, des Télécommunications et du Numérique (MCTN) du projet de budget 2026. L'enveloppe totale s'élève à 81,06 milliards FCFA, dont près de 60% sont destinés à l'investissement.

Le budget opérationnalise le « New Deal Technologique », une vision phare du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko visant à construire une société numérique souveraine et à positionner le Sénégal comme l’un des principaux pôles numériques africains d’ici 2034.

Renforcer la gouvernance des médias

Le gouvernement a réaffirmé son engagement à soutenir une presse libre et responsable. Les responsables ont souligné que la liberté des médias ne dispense pas les médias de leur responsabilité. Les lois déjà adoptées par l'Assemblée seront strictement appliquées, en particulier les mesures visant à lutter contre les discours de haine, la cyberintimidation, la désinformation et la publicité préjudiciable ou non autorisée.
Une nouvelle Autorité de régulation des médias et des plateformes numériques devrait être lancée en 2026. Le Sénégal prévoit également de veiller à ce que les géants mondiaux de la technologie contribuent équitablement à l'écosystème publicitaire local, où des entreprises comme les GAFAM génèrent près de 900 milliards de dollars à l'échelle mondiale.

Accélérer la transformation numérique et l’expansion des télécommunications

Le ministère a présenté 2026 comme l’année de la couverture universelle, le gouvernement s’engageant à éliminer les « zones blanches » de connectivité et à fournir une connectivité gratuite à un million de citoyens vulnérables.
Les plans incluent le déploiement d’un cloud souverain, le lancement d’une identité numérique biométrique, l’amélioration de l’interopérabilité administrative, l’expansion des services publics numériques et la promotion de l’initiative nationale « zéro papier ».

L’économie numérique devrait contribuer à hauteur de 15 % au PIB d’ici 2034, soutenue par des investissements majeurs dans le Startup Act, le Parc des Technologies Numériques, la Sénégal Digital Factory et un fonds de 200 milliards de FCFA dédié aux startups.

Revitaliser le Bureau national des postes

Le gouvernement a annoncé un vaste plan de redressement de la Poste nationale après des années de mauvaise gestion. Les mesures comprennent un départ négocié de 1 500 employés, la modernisation de l'infrastructure postale, la transformation en une plateforme logistique de commerce électronique et l'expansion des services d'inclusion financière. Les autorités ont souligné que les contribuables ne continueront pas à absorber les pertes passées, positionnant ainsi la Poste comme un moteur de cohésion et de développement territorial.

Un budget pour la souveraineté, la compétitivité et l’inclusion

Décrit comme un « budget budgétaire responsable », l’allocation 2026 vise à protéger les données nationales, à renforcer la compétitivité et à favoriser l’inclusion. Il donne la priorité à l’accès à l’information et aux services numériques essentiels pour tous les citoyens sénégalais.

Le gouvernement a affirmé que même s’il continuera à investir, à soutenir et à réglementer les communications et l’écosystème numérique, toutes les parties prenantes – y compris les plateformes médiatiques, les opérateurs et les entreprises – doivent adhérer aux lois nationales et faire preuve d’une responsabilité égale.