Selon Benjamin Mouandza, directeur des réseaux et services de communications électroniques à l'ARPCE, le réseau a causé une perte financière estimée à environ 42 millions de FCFA sur deux mois. Plus de 422 000 minutes d’appels auraient été détournées grâce à cette opération.
Selon Benjamin Mouandza, directeur des réseaux et services de communications électroniques à l'ARPCE, le réseau a causé une perte financière estimée à environ 42 millions de FCFA sur deux mois. Plus de 422 000 minutes d’appels auraient été détournées grâce à cette opération.
L'Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques (ARPCE) de la République du Congo a démantelé un autre réseau de fraude aux box SIM à Brazzaville, portant à six le nombre d'opérations similaires réalisées par le régulateur depuis le début de l'année.
L'opération a été menée le 21 août dans le quartier Massengo (Domaine) de Brazzaville par des agents assermentés de l'ARPCE, appuyés par les forces de sécurité. Les autorités ont saisi deux boîtiers SIM 16 ports, un modem D-Link, un ordinateur portable et un système de recharge automatique de batterie.
Les enquêteurs ont également récupéré 30 numéros de téléphone ougandais identifiés comme étant utilisés frauduleusement. Deux personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête.
Selon Benjamin Mouandza, directeur des réseaux et services de communications électroniques à l'ARPCE, le réseau a causé une perte financière estimée à environ 42 millions de FCFA sur deux mois. Plus de 422 000 minutes d’appels auraient été détournées grâce à cette opération.
Les fraudeurs auraient utilisé des cartes SIM ougandaises fonctionnant via des services d'itinérance pour rediriger les appels internationaux vers des appels locaux. Cela leur a permis d'éviter les frais de terminaison d'appels internationaux payables à l'État et aux opérateurs de télécommunications.
La dernière opération en date est le deuxième réseau de box SIM démantelé à Massengo. Une opération antérieure en mai sur le site de Congo Chine, ainsi qu'une opération distincte sur le site de la Coraf à Pointe-Noire, ont entraîné une perte combinée estimée à 136 millions de francs CFA.
L'ARPCE a averti que la vente et l'utilisation de cartes SIM non enregistrées continuent de faciliter la fraude dans les télécommunications et a exhorté le public à signaler toute activité frauduleuse présumée au régulateur.
En vertu de la loi congolaise n° 9 du 25 novembre 2009, une telle fraude aux télécommunications peut entraîner des peines allant jusqu'à cinq ans de prison et des amendes pouvant atteindre 1 milliard de francs CFA.