Selon le rapport, environ 14,78 % des entreprises privées dans le monde sont totalement contraintes en termes de crédit, tandis que 16,23 % n'ont qu'un accès partiel au crédit, ce qui signifie que plus de 30 % des entreprises privées ont du mal à obtenir le financement nécessaire à leur croissance.
Selon le rapport, environ 14,78 % des entreprises privées dans le monde sont totalement contraintes en termes de crédit, tandis que 16,23 % n'ont qu'un accès partiel au crédit, ce qui signifie que plus de 30 % des entreprises privées ont du mal à obtenir le financement nécessaire à leur croissance.
Une nouvelle étude de la Banque mondiale a constaté que la numérisation rapide des paiements remodèle fondamentalement l'accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises (PME), en particulier dans les économies en développement. Le rapport, intitulé « Contraintes de crédit ferme et paiements électroniques : une analyse globale », montre que les données de transactions numériques deviennent une alternative puissante aux documents financiers traditionnels, permettant aux prêteurs d’évaluer des entreprises qui étaient auparavant considérées comme trop risquées ou « rares » à financer.
Les résultats mettent en évidence un défi de longue date dans de nombreuses économies, notamment en Afrique, où une grande partie de l’activité commerciale est réalisée en espèces. Dans de tels environnements, de nombreuses PME restent « invisibles en matière de crédit » parce qu’elles n’ont pas d’antécédents bancaires formels ou d’états financiers vérifiables. Selon le rapport, environ 14,78 % des entreprises privées dans le monde sont totalement contraintes en termes de crédit, tandis que 16,23 % n'ont qu'un accès partiel au crédit, ce qui signifie que plus de 30 % des entreprises privées ont du mal à obtenir le financement nécessaire à leur croissance.
La Banque mondiale note que l’essor des paiements numériques, notamment l’argent mobile, les virements bancaires et les portefeuilles électroniques, crée une empreinte financière alternative qui contribue à combler cet écart. Chaque paiement numérique entrant génère un enregistrement vérifiable de l'activité commerciale d'une entreprise, permettant aux prêteurs de reconstituer des historiques de flux de trésorerie fiables au fil du temps. L’étude souligne que la réception de paiements numériques est particulièrement importante, car elle reflète directement la génération de revenus, contrairement aux paiements sortants qui ne montrent que les habitudes de dépenses.
Sur le plan quantitatif, le rapport révèle que les entreprises qui adoptent des systèmes de paiement électronique réduisent leur probabilité d'être entièrement contraintes de crédit de 3,3 points de pourcentage en moyenne, comblant ainsi environ 22 % de l'écart de crédit mondial. L’impact est particulièrement fort parmi les petites entreprises, celles qui n’ont pas d’états financiers audités et les entreprises opérant dans des économies à faible revenu ou très informelles où l’infrastructure de crédit traditionnelle est faible ou inexistante.
L’Afrique est identifiée comme une région clé où ces dynamiques sont les plus prononcées. Le continent combine une faible pénétration des infrastructures bancaires traditionnelles avec une adoption extrêmement élevée des services d’argent mobile. Selon les données de la GSMA, plus de 1 400 milliards de dollars transitent par les systèmes d’argent mobile africains, qui représentent 52 % des portefeuilles mobiles mondiaux et 66 % de la valeur mondiale des transactions numériques.
Dans toute la région, les sociétés de technologie financière et les prestataires de services financiers utilisent de plus en plus les données de transaction pour octroyer des crédits de manière innovante. En Afrique de l’Est, les plateformes de microcrédit analysent l’historique de l’argent mobile pour fournir rapidement un fonds de roulement aux petits détaillants. En Afrique de l’Ouest, les systèmes de paiement numérique intégrés aux terminaux de points de vente des commerçants utilisent les données de vente en temps réel pour déterminer automatiquement les limites de crédit et l’éligibilité au prêt.
Dans l’ensemble, le rapport conclut que l’argent mobile et les paiements numériques transforment l’inclusion financière en convertissant les transactions quotidiennes en informations de crédit exploitables. Ce changement permet aux prêteurs de mieux évaluer les risques, d’élargir l’accès au financement et de débloquer de nouveaux niveaux de productivité et de croissance pour les entreprises auparavant mal desservies en Afrique.